Découvre plusieurs méthodes et outils pour mettre en place une mesure d’impact efficace et intelligible. 

Faire ça tout·e seul·e ou accompagné·e ?

La réponse à cette question dépend de ton niveau de maturité sur le sujet, de ton budget et du niveau de profondeur de l’étude que tu souhaites réaliser. Dans la grande majorité des cas, les projets posent des premières bases en auto-évaluation pour commencer à identifier ce qu’ils veulent mesurer et à mettre en place des moyens de collecter des données. Puis, ils s’outillent avec un cabinet ou des outils pour perfectionner leur mesure et la faire grandir au même rythme que la boîte. Voici plus de détails sur ces trois méthodes.

L’auto-évaluation

Il s’agit de poser les bases de sa mesure d’impact (voir la méthodologie) et de se doter d’outils et de rituels fait-maison pour collecter régulièrement les données et les agréger, le plus souvent dans un excel. Cela permet d’apporter une meilleure conscience de la pertinence et de la performance de ces actions dans une phase de démarrage. Ça a l’avantage d’avoir un coût quasi nul (simplement un peu de temps à investir).

Le risque de cette méthode est de produire des biais dans l’évaluation puisqu’on est à la fois juge et partie et que les données sont souvent insuffisamment rigoureuses pour réellement respecter les exigences d’éventuels financeurs.

L’évaluation en autonomie avec un outil

Il s’agit d’utiliser un des outils existants sur le marché et d’y apporter soit même les données. Ces méthodes permettent un peu plus de rigueur méthodologique, en particulier vis-à-vis des bénéficiaires ou utilisateurs, qui répondent en direct à des questionnaires sur les plateformes et ainsi fournissent des données plus rigoureuses. C’est le cas de plateformes comme ZEI, Impact track ou Impact Tools.

L’évaluation par un cabinet externe

C’est la méthode la plus coûteuse mais aussi la plus rigoureuse scientifiquement. Elle fait intervenir un cabinet externe spécialisé qui accompagne l’ensemble de la démarche et produit un rapport.

Quelle méthode pour quel objectif ?

Si tu souhaites mesurer ton impact pour faire progresser tes métiers et améliorer l’impact générés par tes actions, mets en oeuvre des méthodes opérationnelles au service du suivi, pilotage et valorisation des activités. Tu peux aussi mettre en place des questionnaires de satisfaction auprès des bénéficiaires à l’issue de tes actions ou des focus groupes plus qualitatifs.

Exemple d’outil : utilise la méthode de l’étoile de progression (Outcomes Star™, de son nom d’origine), qui permet de suivre les changements vécus par les bénéficiaires de programmes sociaux.

Si tu souhaites comparer l’impact de tes actions par rapport à celles d’autres structures, il s’agit de positionner l’impact par rapport à un référentiel existant et partagé. À noter qu’aujourd’hui cette méthode est encore peu adaptée aux actions à impact social. Pour des impacts environnementaux, tu peux utiliser le bilan carbone pour te comparer sur la base d’indicateurs communs.

Exemple d’outil : il existe des bases d’indicateurs sectoriels, comme l’IRIS (Impact reporting and investments standards) ou l’Impact Management Project, qui fournissent des standards et des normes de reporting destinés à mesurer la performance d’investissements à impact social ou environnemental. 

Pour savoir quel est l’impact réel de tes actions dans les changements constatés, il faut démontrer la relation de cause à effet entre les activités et l’évolution observée. Ce sont des méthodologies qui demandent une grande rigueur scientifique et qui peuvent être réalisées dans le cadre d’un programme de recherche, par exemple, en prenant un doctorant en CIFRE.

Exemple d’outil : la randomisation, une technique d’échantillonnage qui consiste à comparer les changements qui s’opèrent entre un groupe test et un groupe témoin.

Pour savoir quels bénéfices ou coûts sociétaux ont été évités grâce à son projet, on cherche à estimer l’ensemble de la valeur générée – qu’elle soit économique, sociale ou environnementale – par rapport aux investissements réalisés ou évités par la collectivité. En d’autres termes, on « monétarise » l’impact à partir de référentiels de coûts existants puis on compare le coût de l’action aux bénéfices générés et aux coûts évités.

Exemple d’outil : l’analyse coûts-bénéfices objective la valeur financière des résultats. La méthode des coûts publics évités repose sur des ratios comparant ce qu’investissent les pouvoirs publics dans les entreprises sociales (subventions, avantages fiscaux) et ce qu’ils en retirent, notamment à travers les prestations sociales économisées et impôts générés. L’expérimentation Territoire Zéro Chômeur Longue Durée, par exemple, a ainsi construit sa légitimité sur la méthode de calculs des coûts évités.

Par qui se faire accompagner dans sa mesure d’impact ? 

Les acteurs généralistes 

  • Im-prove propose divers formats d’accompagnement (conseil, coaching, évaluation…) et des méthodologies sur-mesure pour évaluer son impact.
  • Kimso est un cabinet spécialisé en évaluation d’impact social dont la plateforme digitale Impact Tools permet à une organisation à finalité sociale de piloter l’évaluation d’impact de ses activités de façon autonome.
  • Koreis Conseil : Koreis est un cabinet de conseil et recherche spécialisé en évaluation d’impact social et en accompagnement de l’innovation sociale.

Les outils d’auto-évaluation généralistes qui peuvent t’aider à collecter et traiter tes données

  • ZEI propose un pack Piloter à partir de 79€/mois qui permet de sélectionner des indicateurs de suivi thématiques ou personnalisés, de définir des objectifs et des niveaux de priorité, avoir des graphiques d’évolutions dans le temps et d’assigner des taches à des collaborateurs.
  • Impact Track permet de définir des indicateurs d’impact et de collecter des données directement auprès des bénéficiaires ou clients de sa solution et de suivre les résultats en temps réel. Impact Track créé automatiquement des synthèse communicable auprès des partenaires.

Les solutions numérique pour mesurer et réduire son empreinte carbone et améliorer ses performances environnementales

Nos copains de Vendredi ont fait un super travail pour recenser et décrire les solutions digitales pour mesurer et améliorer vos performances environnementales. Certaines sont axées carbone et d’autres ont un spectre d’analyse plus large.

Les acteurs qui peuvent t’accompagner et te conseiller sur tes études d’impact environnemental

  • GreenFlex accompagne les entreprises et territoires dans tous leurs enjeux de développement durable, de décarbonation et d’efficacité énergétique à travers trois services. Le conseil-environnemental et sociétal, la mise en œuvre de projets de performance énergétique et bas-carbone et le financement de la transition.
  • Carbone4 accompagne la transformation des organisations vers la décarbonation, l’adaptation au changement climatique et la restauration de la biodiversité.

Quelques rapports d’impact qui peuvent t’inspirer

Pour savoir ce qu’est une mesure d’impact et pourquoi il est primordial de la faire régulièrement, consulte le premier article de la série

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