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On se capte ?
Chaque semaine, on met en lumière la conférence du mardi que l’on anime à la Gaîté Lyrique.
Écologie, justice sociale, santé mentale, fake news… on explore les grands sujets de société avec les personnes qui les font bouger. On vous partage aussi une sélection d’événements engagés partout en France, pour nourrir vos idées, faire des rencontres et passer à l’action.
Quelques évènements récents
Des Éditos inspirants
La déforestation en Amazonie à son niveau le plus bas depuis 2019, on en parle ? Les infections au VIH en baisse de 54% depuis 2010, on en fait un article ? Londres, Pékin, San Francisco qui ont réduit leur pollution de 20% en quinze ans, tout le monde s’en fout ? Si les bonnes nouvelles existent, elles passent trop souvent inaperçues. La faute aux algorithmes qui préfèrent capter notre attention par la peur. Les effets secondaires sont graves : ils nous donnent une image du monde systématiquement amputée de tout ce qui progresse, guérit, revient, résiste. Et cette représentation nourrit la morosité, la sidération, l’immobilisme.Pour voir le monde sous un autre angle, dans son dernier livre “À quoi rêvons-nous”, Julien Vidal a une proposition : rêver pour ne plus se résigner à gérer le pire plutôt qu’à désirer le meilleur. Voir ce qui avance, ce qui résiste, ce qui se construit en silence c’est réactiver notre muscle utopiste. C’est un acte délibéré, un antidote. Alors cette semaine, on va faire des pompes de bonnes nouvelles, des squats de rêves, des burpees d’imagination pour sculpter notre rêveur body. Chiche ?

Il est 3 heures du matin, vous vous relevez pour ouvrir la fenêtre dans le salon et créer un courant d’air qui… Déjà ouverte. La fenêtre était déjà ouverte. Bon. Vous vous allongez à nouveau et attendez, immobile. Exactement ce que ne sont pas vos pensées, d’ailleurs. À ce stade, garder la tête froide relève de l’exploit. Alors perdu pour perdu, vous décidez d’inviter sur le coin de votre lit ceux et celles qui savent accueillir votre brûlante éco-anxiété et la manipuler avec précaution jusqu’à un tant soit peu la rafraîchir : parmi eux et elles, il y a Jean-Marc et Valérie qui gèrent la partie rationnelle, Arthur et ses copains pour la partie poétique, Etty pour tout ce qui est existentiel et le reste de vos complices que vous seul.e avez la possibilité d’inviter à cette table-lit ronde nocturne. Une fois que tout ce petit monde est là, deux bonnes nouvelles vous sautent aux yeux : de un votre solitude s’en est allée et de deux, il est impossible que le rassemblement de tout ce beau monde n’accouche pas de quelque chose d’étonnamment nouveau. La bonne idée, le bon élan, la bonne action, le bon regard, la bonne heure. Avec en prime, un courant d’air qui vous enveloppera de l’intérieur. Chiche ?

C’était quoi la chanson qui a changé votre vie ? Ou celle qui vous a tellement marqué·e que vous savez exactement à quel moment vous l’avez écoutée, comment et pourquoi ? Vianney se souvient de ce titre des années 90, coup de cœur partagé avec sa sœur qu’ils ne s’autorisaient à écouter qu’une fois par mois, tous les deux religieusement pour ne jamais se lasser du morceau. Pour Daniel, c’était un classique de la variété espagnole qui lui fait encore monter les larmes aux yeux, souvenir d’une amie à jamais disparue.
Dans la famille de Paloma, Joe Dassin était le support iconique des comédies musicales réalisées l’été entre cousins. Pour Hélène, c’est un 45 tours histoire d’amour, une certaine Anne Sylvestre et ses “Beaux enfants » qui marchent tendre, qui marchent doux et devraient bien nous apprendre à être fous.” Plonger dans ses souvenirs musicaux, c’est prendre note des moments suspendus par une croche pointée ou un soupir. C’est tendre l’oreille, raviver ce qui fait danser nos âmes. Et vous c’était quoi votre mélodie du bonheur ? Vous nous racontez, chiche ?

Petite question : votre compagne, votre amant, votre femme, votre mari, votre conjoint, votre doudou d’amour, vous l’aimez comment ? Avec des données rationnelles et des cases à cocher ? Rarement. Sans doute avec un cœur qui bat un peu plus vite, des émotions qui font rosir les joues et ce petit quelque chose que l’on est bien en peine de définir. L’émotion, l’attachement, c’est ce qui vous fait veiller sur elle, sur lui pour éloigner les malheurs du monde.
Et si c’était exactement ce qui manquait à l’écologie ? Patrick Scheyder, pianiste-écologiste, en est persuadé et en a fait un livre, Un pianiste dans l’herbe. Son diagnostic : on ne protège pas ce qu’on n’aime pas, et on n’aime pas ce qu’on ne connaît pas. Son antidote : s’extraire de l’abstrait, créer de l’attachement avec le vivant, passer « de l’écologie de l’effort à l’écologie du réconfort” et, surtout, “ne pas rester en mode mineur, triste, mais passer en mode majeur, dynamique, gai.” Chiche ?

Du love de lecteurs et lectrices
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