En haut, en bas, à droite, à gauche ? Quand on cherche à remettre du sens dans son travail, on ne sait pas trop dans quelle direction aller. Anaïs Georgelin qui a fondé somanyWays,  joue avec les espaces-temps, mélange les ingrédients pour inventer le futur du travail, nous explique comment ré-indiquer le nord à sa boussole.

1. On se pose, on fait le point

Vous avez une boule dans le ventre le dimanche soir ? Vous avez le sentiment de ne plus être à la place où vous devriez être ? La première chose à faire est de vous poser et de vous demander frontalement : c’est quoi le problème ? La réponse n’est pas évidente à trouver, parfois la pelote de nos pensées est bien emmêlée. Einstein disait : “Si j’avais une heure pour résoudre un problème je passerais 55 minutes à définir le problème.” C’est une bonne manière de procéder. Prenez une feuille et notez tout ce qui vous vient à l’esprit. Qu’est-ce qui cloche ? Pourquoi en êtes-vous là ? On est parfois surpris de ce que l’on lit. Entre des pensées entremêlées, des vérités peuvent émerger et vous permettre d’avancer. Évidemment, ça ne marche pas à tous les coups, certaines personnes ont besoin de se faire accompagner, de rejoindre un collectif ou d’aller voir un chamane ou un psy.

Quand tu as une épine dans le pied, que tu as du mal à te réveiller, que tu es tout le temps en colère, c’est le signal qu’il faut interroger ton travail.

2. On se projette dans le futur, dans le passé

Chez somanyWays, on aime bien jouer avec les différentes temporalités. Là encore, on se pose des questions. C’est quoi ma vie rêvée dans 10 ans, dans 20 ans ? Et on ne parle pas que du boulot mais de la vie en général. Une fois la réponse à la question lointaine trouvée, on revient au présent.  Qu’est-ce qui est le plus important pour moi aujourd’hui ? Selon les moments de sa vie, les réponses ne sont pas les mêmes. Parfois on veut se sentir utile dans son travail et on est prêt à gagner moins d’argent. À un autre moment, le sens au boulot est moins une question centrale parce qu’on a besoin de combler autre chose dans son existence. Pour savoir si vous êtes en phase avec vos aspirations, vous pouvez faire ce petit exercice. Identifiez vos besoins, hiérarchisez-les et notez leur degré de satisfaction. Vous commencez à y voir plus clair ?

3. On comptabilise ses compétences

Attention ça se corse. Il vous faut désormais faire le bilan de vos compétences. On ne parle pas de lister les différentes missions que vous avez menées mais bien des compétences associées. Admettons que vous ayez été chargé de mission événementiel. Vous avez sans doute fait appel à des compétences comme la gestion d’un budget, le pilotage d’un plan de communication, la maîtrise de l’anglais. Les soft skills que vous avez mobilisées sont de l’ordre de l’adaptabilité, de la rigueur, du relationnel. En procédant de la sorte, vous vous rendez compte de tout ce que vous avez mobilisé pour votre métier et de tout ce que vous pouvez apporter à un autre projet.

Les changements professionnels sont déstabilisants, il y a des hauts et des bas. C’est pour ça qu’il est important de créer son camp de base, d’identifier les endroits, les ressources et les personnes vers qui se tourner quand ça ne va pas.

4. On explore le champ des possibles

Une fois que vous avez identifié vos besoins, vos envies, vos compétences, vous pouvez commencer à explorer le champ des possibles et aller confronter vos options à la réalité. Mais comment trouver la porte des entreprises, des associations, des collectifs à laquelle aller frapper ? En multipliant les échanges et en rencontrant un maximum de personnes. Je vous entends déjà : “oui mais moi je n’ai pas de réseau”. Contactez vos parents, vos amis, demandez-leur de vous mettre en contact avec des personnes qu’ils connaissent. Si on demande à trois connaissances de nous mettre en relation avec trois amis, on se retrouve vite avec 12 personnes à rencontrer. En fait, il faut surtout lever la peur et avoir l’audace d’oser. Aussi, rappelez-vous que l’exploration est itérative, vous identifiez une idée, vous la poussez et vous la réajustez si besoin. N’attendez pas des autres qu’ils vous disent si votre orientation est la bonne, ça peut être confortable mais ce n’est pas la bonne solution sous peine de finir avec des coachs toute votre vie. Trouvez vous-même votre nouvelle voie et explorez-la.

5. On se donne le droit de rester où l’on est

Il arrive parfois que l’on fasse tout ce chemin et que l’on arrive à la conclusion que la meilleure chose à faire est de rester là où l’on est, en modifiant certaines choses. Dans 90% des cas, un mal-être au travail peut se régler par la formalisation de ce que l’on aimerait changer : expliquer à son chef ce qui ne va pas, faire évoluer ses missions, ne pas changer de métier mais plutôt de société. Attention à ne pas succomber aux sirènes des médias qui nous font croire que tout le monde quitte la Défense pour aller élever des chèvres dans le Larzac, ce n’est pas la réalité ! D’ailleurs, rappelez-vous que la quête de sens n’est pas absolue. C’est bien de se poser des questions mais ça l’est aussi de garder une certaine forme de liberté. Ne nous mettons pas la pression et sachons aussi accepter que le boulot parfait, comme les amours n’existe peut-être pas.

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