Le 28 mars, tu as marché, dansé, batucadé pour le climat. Et maintenant tu fais quoi ? Tu ne sais pas par où commencer ? Allez,  on te donne des premières idées hyper accessibles pour commencer ta transition énergétique sans attendre d’avoir un ours polaire échoué dans ton salon.

Crédit : Avenir Climatique

1. Prends ta température carbone

Pour savoir par où commencer, il faut savoir d’où l’on part, pas vrai ? Socrate a dit un truc comme « connais-toi toi-même », ce qui sur un plan énergétique est l’idée des calculateurs carbone. On te conseille MicMac développé par les associations Avenir Climatique et Taca. Il te faudra un petit quart d’heure maxi pour répondre à une série de questions climato-intimes : qu’est-ce que tu manges, comment tu te déplaces, quelle est la taille de ton logement… ? En fonction de tes réponses (on ne triche pas hein ?), tu obtiendras la quantité d’équivalent carbone que tu produis chaque année. Tu pourras également te comparer à l’empreinte carbone moyenne des Français.es (qui est de 12 tonnes par an) et voir le chemin à parcourir (en vélo) pour atteindre les 2 tonnes par an et par personne fixées par les Accords de Paris en 2015. 

2. Démêle le schmilblick

Quel est le lien entre la hausse des ventes de SUV et la faim dans le Monde ? Pour comprendre le pourquoi du comment du réchauffement climatique, l’association La Fresque du climat a créé un jeu de cartes basé sur les rapports du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. L’association organise des formations partout, tout le temps, en ligne et dans la vraie vie. Pendant deux heures, avec tes compagnons de transition, tu t’appliques à ranger les 42 cartes du jeu dans l’ordre des causes à effets accompagné.e par un Fresqueur ou une Fresqueuse. Pour digérer tout ça et trouver collectivement des solutions, tu discutes ensuite avec tes acolytes. Une fresque du climat, c’est généralement une bonne claque mais tu sors de là en te disant que, vraiment, il est urgent de se bouger.

Crédit : La Fresque du Climat

3. Vas-y mollo sur le steak

Attention on entre dans le concret des gestes du quotidien. Voilà les chiffres qui coupent un peu l’appétit et ébranlent quelques idées reçues. Sais-tu que 24 % des émissions de gaz à effet de serre des Français.es sont dus à l’alimentation ? Que l’élevage représente 14,5% des émissions de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine ? Qu’une tomate produite hors saison sous serre chauffée émet jusqu’à dix fois plus de GES qu’une tomate produite sous serre non chauffée en saison ? Résumons : pour être bien dans son assiette niveau climat, il y a deux choses à retenir. D’abord on mange moins de fromage et de viande parce qu’un seul jour sans viande par semaine a plus d’effets que de manger entièrement local. Ensuite, on bannit tout ce qui a été produit à contre-saison et a poussé dans des serres chauffées que ce soit près de chez nous ou à l’autre bout du monde. Le concombre du mois de mars qui a grandi sous les radiateurs en Bretagne, non merci ! On attend bien tranquillement le mois de juin et on révise son calendrier des fruits et légumes de saison grâce à Greenpeace.

4. Achète moins, beaucoup moins

Ah mais elle pèse vachement lourd cette télé écran plat de 50 pouces sous ses airs ultra slim !  Pour fabriquer les matières premières, les acheminer, les assembler mais aussi distribuer la télé, la faire fonctionner, la recycler, il nous en coûte 400 kg équivalent carbone, ce qui correspond, si tu as bien suivi à 20% de ton quota carbone autorisé pour respecter les Accords de Paris. Et là on ne parle que d’une téloche. Imagine le poids carbone de tout ce que tu as autour de toi. Pour alléger la facture, il n’a pas 36 façons de procéder, il nous faut moins acheter de choses, se passer des modèles dernier cri, ne pas céder aux sirènes du marketing. Il y a un truc assez simple qui marche plutôt bien. Quand l’envie te prend de te jeter sur cette 4e paire de baskets, pose-toi la question qui tue : est-ce que tu en as envie ou tu en as besoin ? Neuf fois sur dix, tu n’en as pas besoin et ton achat sert à combler autre chose. Allonge-toi sur le divan : elle voulait pas t’acheter de Nike ta maman ?

5. Oublie l’A320 et passe quand même de bonnes vacances

Ami.es baroudeur.ses, il va falloir être lucides, l’avion est aussi compatible avec le climat que Booba et Kaaris, c’est-à-dire pas du tout. Un aller-retour en avion Paris-New-York et tu atteins déjà presque les 2 tonnes de carbone autorisées chaque année. Une voiture qui roule à vide c’est pas terrible non plus. Du coup, pour nos prochaines vacances, on prend le train, on co-voiture, on ressort les chaussures de rando, les canoës, les vélos et on s’invente des vacances bas carbone qui déchirent. Tu es sceptique ? Attends, la Loire à vélo tu connais ? Une rando en âne, tu as testé ? Le wwoofing ou le pet-sitting pour voyager presque gratos, ça te dit ? Tu vois ça fait déjà plein d’idées. Allez, appelle tes compagnons de route pour organiser tes prochaines vacances et envoie-nous des cartes postales, on adore recevoir du courrier.

Tu veux agir encore plus ? Chauffe-toi pour le climat !

Rejoins notre programme de mobilisation ré_action climat. Pendant 15 jours, avec une quinzaine de climactifs et climactives comme toi, tu apprendras mille choses sur le climat et, surtout, tu passeras à l’action individuellement et collectivement. L’objectif est de faire baisser la température de la planète joyeusement et collectivement. Bonnes ondes garanties.

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