La moitié du monde vit en ville aujourd’hui et, si l’on en croit les projections de l’ONU, la tendance n’est pas prête de s’inverser. Pour qu’elles deviennent plus désirables, VINCI a bâti avec makesense ecowork, une communauté d’innovation environnementale. Retour sur le chantier de la ville durable qui a commencé il y a trois ans.

Si tous les salariés du monde de VINCI se réunissaient au même endroit, il faudrait bâtir une ville de la taille de Lille ou de Bordeaux pour les accueillir. On y trouverait des toitures solaires, des bâtiments en matériaux recyclés, des transports propres, une gestion circulaire des déchets… «Une ville durable, explique Faouzi Ben Abdallah, Directeur S2R & SBR, l’un des heureux participants de la promo 6 d’Acteur de la ville durable, c’est pour moi une ville qui produit sa propre énergie, qui cultive ses besoins en fruits et légumes, qui développe ses transports propres, collaboratifs. C’est une ville écologiquement et socialement agréable à vivre, il n’y a ni pollution, ni déchets. C’est possible, notre groupe peut tendre vers cette destination.» 

De la recherche à l’action 

Pour prendre ce chemin de la transition, la branche française de VINCI teste depuis quelques années plusieurs dispositifs : Leonard, une structure de veille et de réflexion prospective à l’échelle du Groupe, la Fabrique de la Cité, un think tank  pour alimenter les réflexions sur l’innovation urbaine, le lab recherche environnement avec les trois écoles de ParisTech, et ecowork: une communauté de professionnels passionnés par la ville durable qui se réunissent lors d’ateliers créatifs pour faire émerger des idées innovantes et concrètes autour des défis de l’éco-conception. « Avec ecowork, nous avons souhaité créer il y a 3 ans une communauté qui dépasse celle des chercheurs, explique Charlotte Amiel, chargée de mission environnement. Cela nous permet de créer de formidables synergies mais aussi de nous faire remonter les envies et les centres d’intérêt du terrain et de conforter nos positions.» « Je suis à la Réunion et avec ecowork je croise des métropolitains que je n’ai jamais vus auparavant », s’amuse Faouzi.

J’ai découvert des collaborateurs qui travaillent sur les mêmes projets que nous et qui sont plus en avance. On peut partager nos expériences. 

Le programme ecowork qui a largement évolué depuis 3 ans fait écho à la conviction du groupe selon laquelle « dans 10 ans, les villes serviront à préserver les ressources et à anticiper les équilibres sociaux, environnementaux et économiques de demain. » L’enjeu pour makesense est tout à la fois de donner les clés de compréhension des sujets environnementaux, de faire éclore le potentiel de créativité et d’innovation de chacun et de créer une communauté capable de diffuser et d’infuser ses connaissances auprès de l’ensemble du groupe. « Nous formons les participants à des méthodologies de créativité, précise Violette Simeon en charge du programme. Nous les accompagnons dans l’action en leur donnant accès à des outils d’innovation environnementale. » 

Deux programmes de 6 semaines ont d’ores et déjà été développés. Le premier « Acteur de la ville durable » permet de poser les premières briques de son engagement à l’échelle du groupe. On comprend les enjeux environnementaux (changement climatique, économie circulaire et milieux naturels), on découvre les innovations existantes et on aborde des méthodologies d’intelligence collective pour apprendre à collaborer autrement et à faire face à ces enjeux. Le second « Booster » a pour objectif d’aider les salariés à sensibiliser et mobiliser d’autres salariés autour d’eux. « C’est toute notre spécificité chez makesense, explique Violette, on accompagne les personnes qui, ensuite, prennent le relais et mobilisent autour d’elles. Notre objectif est de mobiliser d’ici 2030, 10% des salariés au sein du groupe. »

Projets en construction

Faouzi rêve de créer une matériauthèque dans sa région, un centre de matériaux de seconde main pour le bâtiment. « 50% de notre activité c’est la réhabilitation de logements sociaux, confie le passionné. Une grande partie est démolie et part à la déchetterie. Pour la valoriser, on a récemment organisé une brocante industrielle où l’on a exposé des restes de carrelages et des objets issus de la dépose ou de la démolition qui venaient de nos chantiers. Tous sont partis en deux jours. » Dans sa promo, Faouzi a échangé avec Heloïse qui, en Île-de-France, développe une offre de ré-emploi de matériaux dans le bâtiment, une sorte de Bon coin du bâtiment. « Ces rencontres m’ont apporté beaucoup. Elles m’ont conforté dans ma démarche, je ne suis pas tout seul, il y a des gens qui ont de l’expérience, sur lesquels je peux compter. Dans mon groupe, il y a des fous, des rêveurs. Il faut des étincelles pour avoir des sources de lumière. »

Ça c’est une matériauthèque de fenêtres.

Parmi les personnes passés par ecowork, Aziz a désormais intégré le programme intrapreneuriat du groupe et développe un logiciel photo carbone, pour déterminer l’empreinte CO2 du second œuvre dans un bâtiment : chauffage, climatisation. D’autres développent des offres de chais durables à Bordeaux, imaginent des pratiques de co-voiturage innovantes… « Les problématiques sont extrêmement diversifiées », se réjouit Violette et « les participants se mettent de plus en plus à travailler ensemble. » « Aujourd’hui, les sujets environnementaux ne sont plus seulement la préoccupation de ceux qui travaillent dessus, se félicite Charlotte. Tout le monde s’y met. » 

Pendant trois ans, les 6 premières promotions d’ecowork ont posé les premières pierres et construit la charpente de ce nouveau dispositif. Les suivantes devront monter les murs… jusqu’au ciel car pour Charlotte, il n’y a aucun doute :  « ecowork c’est pour la vie.»

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