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S'éveiller

Tout se mange avant deux ans ? Rencontre avec Eléonore d’Edumiam.

Une cuillérée pour papa, une cuillérée pour maman… mais qu’est-ce qu’on met dans celle de bébé ? Pour aider les parents pas toujours bien dans leur assiette, Caroline et Eléonore ont fondé Edumiam, le coach digital spécialisé dans la petite enfance.

Tous les jours, elles aident des milliers de parents à faire les bons choix sur des sujets clés comme l’alimentation pendant les 1000 premiers jours de leur bébé. Eléonore, co-fondatrice, nous a raconté ses 183 premiers jours d’incubation chez makesense.


Entreprendre pour toi, ça a plutôt été long chemin ou déclic instantané ?

Ça a été une envie progressive. La naissance de ma première fille m’a beaucoup fait réfléchir à mon rapport au monde et a développé mon besoin d’y apporter une dose d’impact positif. Mon premier pas dans l’univers de l’entrepreneuriat s’est fait avec la création d’une association qui créait des ponts entre le monde de l’art et celui de l’innovation. C’est un projet que j’ai mené seule. Et puis il y a eu Caroline, mon amie d’enfance. On se connaît depuis 20 ans et on s’est toujours dit qu’on créerait quelque chose ensemble. Concours de circonstances de la vie : après la naissance de nos premiers enfants, on a toutes les deux eu l’envie assumée d’entreprendre. Et autant dire qu’on avait plein d’idées dans le domaine de la petite enfance !

Selon toi, y a-t-il un bon timing pour monter sa boîte ?

Je pense qu’il n’y en a pas. Je dirais qu’il faut questionner son rapport au temps, à l’argent, au risque aussi. Entreprendre, c’est dire au revoir à sa sécurité professionnelle et financière, ce qui représente un gros facteur de stress. Et avec un puis deux enfants, l’enjeu est encore plus important car le temps est limité. Je suis tout le temps tiraillée entre la boîte, mon “bébé”, et mes vrais enfants ! Comme tous les gens qui travaillent bien entendu. En fait, c’est un équilibre à trouver. Mais si le projet t’anime vraiment, il ne faut pas hésiter une seconde.

Comment est né Edumiam ?

C’est avant tout une histoire personnelle. En devenant mamans avec Caroline, on a eu les mêmes questionnements au même moment, surtout au sujet de l’alimentation. On se tournait vers nos pédiatres mais ils n’avaient jamais beaucoup de temps à nous accorder, et encore moins à consacrer à la question. On regardait aussi mangerbouger.fr, certes pertinent mais indigeste ! Ou alors les réseaux sociaux sur lesquels on trouve tout et son contraire, à la fois le meilleur et le pire en termes de qualité… Résultat : impossible d’avoir accès à une information fiable. Quand on sait à quel point l’alimentation au tout début de la vie d’un enfant influence son développement physique et cérébral, et qu’elle peut donc concourir à l’inégalité des chances, le sujet est une question de santé publique ! C’est là qu’on s’est dit qu’il fallait agir.

Comment vois-tu l’avenir pour Edumiam ?

Aujourd’hui, Edumiam couvre l’intégralité des sujets clés en lien avec les 1000 premiers jours, soit de la grossesse aux 2 ans de l’enfant. On s’adresse à la fois aux parents en développant des outils de prévention mais aussi aux professionnels en facilitant l’accès à la formation en continu. Notre objectif, c’est qu’Edumiam devienne LA référence en termes d’éducation sur la période des 1000 premiers jours, en France comme à l’international…

Ton aventure chez makesense s’achèvera bientôt. Quels souvenirs en garderas-tu ?

Je retiendrai le week-end au vert où on a découvert la méthodologie makesense de plein fouet avec Caroline. Ça a été l’occasion de rencontrer de supers entrepreneurs, d’échanger en petit comité et de créer un véritable esprit d’équipe ! Surtout, ça a marqué un nouveau départ pour notre projet et ça nous a reboostées. J’ai aussi adoré le Sensemorning qui incarne vraiment bien les valeurs de makesense. Tous ces gens qui ont bravé les grèves et le froid pour nous écouter pitcher à 7h du mat’, c’est ça l’engagement citoyen ! Enfin, j’ai en tête les coachings hebdo de JC et Mathilde, suivi individualisé très précieux qui nous a permis de nous poser les bonnes questions et d’accélérer notre manière de procéder.

Pour finir, qu’est-ce que l’entrepreneuriat doit apporter à la société selon toi ?

Avec Edumiam, on veut contribuer à notre modeste échelle à améliorer le monde dans lequel on vit. On ne peut pas tout le temps se reposer sur les autres pour que les choses évoluent. On a tous un rôle à jouer, une place à prendre. Étant nous-mêmes mamans et nous adressant aux jeunes enfants à travers Edumiam et donc aux générations à venir, ça donne une dimension encore plus concrète au défi. Tous les matins, je me lève pour faire quelque chose qui m’anime, dont je suis convaincue de l’impact. Dit comme ça, ça paraît très bateau mais quand on le vit, ça change tout ! Quand on reçoit les retours des parents qui nous disent qu’ils ont changé leurs habitudes grâce à nous, on se dit qu’on a eu raison de le faire.