C’est l’été ! Après deux ans de covid, on sent dans l’air comme une envie de lâcher les vannes et de chanter à l’unisson dans une foule surexcitée. Pour celles et ceux qui veulent un peu plus que se régaler les oreilles (rien de mal à ça), il existe beaucoup de petits (ou grands) festivals engagés partout en France qui proposent une programmation de grande qualité à un prix plus qu’abordable. La promesse de belles rencontres autour de l’envie commune de changer le monde, le tout dans la joie, la bière tiède (ou le jus de sureau) de plus ou moins grande qualité. 

Pour devenir incollable sur les low-techs : Le festival des low-techs à Concarneau – 25 juin au 3 juillet

Après avoir célébré le retour au port du bateau Nomades des mers, sorte de laboratoire des low-tech flottant  au port de Concarneau, le festival s’ouvrira autour du thème des technologies lentes (un peu l’inverse des high-tech) dès le 27 juin. Des conférences, des projections, mais aussi un programme “off”, avec des formations d’autoconstruction pour fabriquer son four ou son déshydrateur solaire.

Pour raviver la flamme de la lutte : Zadenvies à Notre-Dame-des-Landes – 8 au 10 juillet 

Envie de savoir ce qui se passe dans cette ZAD mythique ? C’est le dixième anniversaire de la résistance au projet d’aéroport, et pour cette occasion la ZAD NDDL propose à tous ceux et celles qui le veulent de venir s’organiser pour lutter efficacement contre les systèmes de domination du vivant. Il y aura des causeries comme “Le collectif nous fait du bien” et bien sûr des partages d’expériences sur les manières d’organiser des mouvements de lutte. Sans oublier une partie plus festive avec des spectacles, des concerts et des projections. 

Pour écouter du son de manière responsable : Terres du son près de Tours – 8 au 10 juillet

Si ce festival reste avant un rendez-vous de musique, les organisateurs mettent un point d’honneur à le faire de la manière la plus responsable et inclusive possible. Comment ? Avec une organisation décarbonée au maximum, des équipes qui sensibilisent aux déchets et pas mal de pédagogie à travers des stands et ateliers. 

Pour stimuler son imaginaire : Les éco-histoires en Ariège – 15 au 17 juillet 

Comment changer les récits autour de l’écologie ? C’était déjà le thème de la première édition de ce nouveau festival, qui explore cette année la thématique de la ruralité en proposant l’Ariège comme territoire d’ancrage. Des cours de danse traditionnelle occitane aux tables-rondes passionnantes (“comment vivre en écolieu sans faire de burnout”), le programme a l’air plus qu’alléchant. 

Pour apprendre à habiter léger : Palourdes à L’Escampette – 15 au 17 juillet 

C’est le premier festival organisé par l’association Hameaux Légers qui, comme son nom l’indique, encourage l’habitat réversible et collectif. Les participants trouveront de quoi s’inspirer dans les tables rondes sur des sujets aussi variés que “La coopération au sein des territoires” ou “L’autonomie est-elle souhaitable ?” Tout un volet du festival sera consacré à la construction et au low-tech. Enfin, le “slow dating” sera encouragé. L’idée ? Rencontrer d’autres personnes intéressées par ce type de projet. Et puis évidemment, il y aura plein d’activités pour les enfants mais aussi des concerts et des ateliers manuels.   

Pour enrichir sa culture du consentement : Le festival des corps et des cœurs en Corrèze – 22 au 24 juillet 2022 

Ce festival prend place dans un tiers-lieu magnifique en haut d’une colline corrézienne, le Battement d’Ailes. La programmation queer et féministe met à l’honneur le corps et le consentement à travers plus de 60 ateliers, dont des cercles de parole, des ateliers de création de fanzines, mais aussi une bibliothèque itinérante et une fripe queer. Un bal folk et une soirée queer viendront cloturer ces denses journées de partage et d’exploration.

Pour renforcer sa culture éco-féministe : Sous l’écorce, la Sève à Dijon – 4 au 7 août 

La deuxième édition de ce festival éco-féministe en non-mixité choisie autogéré a lieu à la Tannerie, un lieu emblématique à Dijon. En petit comité, les activités proposées en grande partie par les participant.es permettent d’incarner à petite échelle un monde sans domination. Au programme des concerts, des performances, des ateliers, des expositions, et la promesse d’une belle adelphité ! 

Pour se sensibiliser aux enjeux du littoral avec de l’art  : La P’art Belle en Bretagne – 3 et 4 septembre 2022

Ce petit festival plutôt familial a lieu dans le Morbihan et a pour thème la protection des littoraux bretons. Avec une jauge à taille humaine de 1 000 participants, il propose des spectacles pour les adultes et les enfants, des conférences autour de la pêche responsable, et bien sûr des concerts. On parie qu’il y aura  une forte représentation de personnes portant la marinière. 

Pour se sensibiliser autour de l’eau : Climax Festival à Bordeaux – 9 au 11 septembre 

Dans la catégorie “grosse machine”, impossible de ne pas mentionner le Climax Festival qui met cette année l’eau à l’honneur, ressource de plus en plus précieuse. Autour de ce thème, seront déclinées des tables-rondes, des ateliers et des  concerts. La programmation n’est pas encore publiée, mais on s’attend à du lourd.  

Pour celles et ceux qui sont intéressés par les écolieux : Le Festival Oasis au Vigan dans les Cévennes – 24 au 25 septembre 2022 

C’est un peu LE grand rassemblement entre celles et ceux qui vivent en écolieu ou qui veulent en créer un. Riche en ateliers autour de la collaboration, la construction, le juridique, la communication, ce festival permet de mettre en commun les apprentissages de celles et ceux qui tentent de vivre différemment. La programmation n’est pas encore publiée mais ça ne saurait tarder ! 

Pour rejoindre une communauté de lutte Les Camps Climat partout en France, tout au long de l’été 

Il ne s’agit pas à probablement parler de festival, mais ces camps organisés par l’association Alternatiba partout en France, sont des moments forts pour se rencontrer, créer des communauté d’actions et s’organiser pour l’année à venir sur des luttes communes. Beaucoup d’échanges, quelques simulations d’actions, des ateliers, mais aussi un peu la fête. 

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